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> Stepk expo Avril 2009 : Quand le visage perd sa face
De nombreux artistes aujourd’hui travaillent sur le corps et particulièrement le visage.
Le trait commun des artistes que nous avons choisis ici , c’est le "trouble" qui émane de leurs oeuvres, allant jusqu’à ce qui paraît être une défiguration.
Si la première parole du visage pour Lévinas est "tu ne tueras point", il nous faut bien admettre qu’ici, se révèle le signe d’une destitution du sujet ; ou alors ne faudrait il pas plutôt parler de transfiguration, métaphore d’une sorte de mue, signe de notre temps ?
Deux attitudes extrêmes ici peuvent se comprendre :
Soit cet effacement du visage est le signe d’une rupture par rapport à une filiation et une certaine forme d’humanité, ces artistes de l’après Shoah voudrait donner à l’homme un nouveau visage, ou pire "no visage" comme on dit " no futur " ; soit il faudra l’envisager dans le cadre d’un " creusement ", d’une recherche sur ce qui fonde en nous le plus essentiel de notre humanité.
Dans un cas comme dans l’autre ce serait pour le moins l’expression d’un refoulement d’une vision mondaine trop superficiel, un désir de recentrer notre humaine condition et de se mettre à nu face à sa propre étrangeté.
Car comme des moines ivres, tout ces peintres de l’agonie sont des assoiffés de sens, dans un désert où tout leur semble kitch et simulacres.
La forme :
Contact : Olivier de Sagazan - 12, rue Claude Berthollet - 44600 St Nazaire